Poèmes traduits.

Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 20:17

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ROOM. (1)


 

Quelle prunelle  peut se dilater

Jusqu’à cette blessure

Dans laquelle pleure le pied du sens

 

Pourquoi une mère peut-elle hennir à son enfant :

« L’œil ne s’élève pas au-dessus des sourcils » (2)

Mets ton illusion sur terre…

Et calme-toi…

Un œil rêveur peut tomber dans le room de l’interrogatoire….

Dans le room

Notre gardien (3) supérieur s’élève

Au-dessus de la clôture de notre jardin…

Epouvante du sens

Dans les coins du room…

 

1)  Room : (Anglicisme: Chambre – ( -غرفةghorfa)-  Le mot « room » est homophone avec le mot arabe « روم » qui signifie les romains. Aujourd’hui, ce mot désigne l’occident.

 

2) Proverbe arabe qui prône la soumission aux supérieurs.

 

3) Sourcil et gardien en arabe se prononce « hajeb ». Dans le texte original, le poète jouant sur la polysémie fait éclater le non-sens du sens.

 

Par Samia Lamine - Publié dans : Poèmes traduits. - Communauté : Gros plan sur la poésie - Ecrire un commentaire
Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 20:00

 

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Coquillage de la séparation

 

Oh  coquillage de la séparation…je t’en conviens … nom de dieu… ne t’approche pas

Je suis jeune…

Et étranger dans les villes de la mer

Et je crains ses petits détails

Et je crains les noyades…

Mes yeux… conservent des temps… de larmes

Bien que tu sois enveloppé du sel de ta mer oh coquillage

Tu peux toucher ma mémoire…

Par une envie soudaine de pleurer

Du sel sur sel…

Comme si en percevant la séparation… je perle de mes yeux ta mer……….

Et elle devient un désert.

 

 

Par Samia Lamine - Publié dans : Poèmes traduits. - Ecrire un commentaire
Mercredi 16 mars 2011 3 16 /03 /Mars /2011 18:54

 

 

 

 

 

A  mon frère. ( Abou Kacem Chabbi- 1929.)


 

 

Tu es né libre comme le spectre de la brise

Et libre comme la lueur de l’aurore dans le ciel


Pour gazouiller comme les oiseaux où qu’ils s’envolent

Et  chanter ce que Dieu a voulu révéler

 

Et pour gambader entre les roses du jour

Et  jouir de la lumière où que tu la voies

 

Et pour flâner librement dans les prairies

et cueillir les roses des collines dans les hauteurs

 

Ainsi Dieu te créa oh enfant de l’existence

Et ainsi te jeta dans l’univers la vie……

 

Pourquoi donc accepter l’avilissement des chaines

Et plier ton front devant ceux qui t’ont enchainé

 

Et pourquoi taire la puissante voix de la vie

Quand vient à chanter son écho

 

Et pourquoi fermer devant l’aube tes paupières éclairées

Alors que la lumière de l’aube est si douce

 

Et pourquoi accepter de vivre dans les cavernes

Mais où est ton chant et où sont tes rayons

 

Crains –tu le chant du bel azur

Crains-tu la lumière aurorale dans l’espace

 

Eh lève-toi et marche vers la vie

La vie n’attend point celui qui sommeille

 

Et ne crains pas ce qu’il y a derrière les vallons

On n’y trouve que l’aurore naissante

 

Et que le radieux printemps de l’existence

Qui brode avec les roses son habit

 

Et que le parfum des roses du matin

Et la danse des rayons dans l’eau

 

Et que les pigeons dans les prairies élégants

Roucoulant enivrés par  leur chant


A la lumière ! La lumière est douceur et beauté

A la lumière ! La lumière est l’ombre de la divinité

 

 

SAMIA LAMINE ( Octobre 2010)

 


يا ابن أمي

ابو القاسم الشابي 

(1929)


خلقت طليقا كطيف النسيم وحرا كنور الضحي في سماه 

تغرد كالطير اين اندفعت وتشدوا بما شاء وحي الاله 

و تـمـرح بين ورودالصباح و تـنـعـم بـالنور انى تراه 

وتمشي كما شئت بين المروج وتـقطف ورد الربي في رباه 

كذا صاغك الله يابن الوجود والقتك في الكون هذه الحياه 

فمالك ترضي بذل القيود وتحني لمن كبلوك الجباه 

وتسكت في النفس صوت الحياة الـقـوي اذا ما تغنّى صداه 

وتـطـبـق أجـفانك النيرات عن الفجر والفجر عذبٌ ضياه 

وتقنع بالعيش بين الكهوف فاين النشيد واين الاباه 

أتخشي نشيد السماء الجميل أترهب نور الضحي في سماه 

إلا انهض وسر في سبيل الحياه فمن نام لم تنتظره الحياه 

ولاتخشي مما وراء القناع فما ثم إلا الضحي في صباه 

والا ربـيـع الـوجود الغرير يـطـرز بـالورد ضافي رداه 

وإلا أريـج الـزهور الصباح ورقـص الاشـعـة بين المياه 

والا حمام المروج الانيق يغرد مندفعا في غناه 

الي النور فالنور عذب جميل الي النور فالنور ظل الاله


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Vendredi 7 janvier 2011 5 07 /01 /Jan /2011 20:00

 

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Coquillage de la séparation

 

Oh  coquillage de la séparation…je t’en conviens … nom de dieu… ne t’approche pas

Je suis jeune…

Et étranger dans les villes de la mer

Et je crains ses petits détails

Et je crains les noyades…

Mes yeux… conservent des temps… de larmes

Bien que tu sois enveloppé du sel de ta mer oh coquillage

Tu peux toucher ma mémoire…

Par une envie soudaine de pleurer

Du sel sur sel…

Comme si en percevant la séparation… je perle de mes yeux ta mer……….

Et elle devient un désert.

 

 

Par Samia Lamine - Publié dans : Poèmes traduits. - Communauté : Gros plan sur la poésie - Ecrire un commentaire
Mardi 19 octobre 2010 2 19 /10 /Oct /2010 22:21

 

            AUX DEUX FLAMBEAUX.


 

Où que je sois, je marche seule

 

Seule, Je sens

 

Je ris seule

Seule, Je pleure

 

Seule,  Je lis

Seule,  J’écris

 

Seule,  Je me calme

Seule,  Je m’énerve

 

Et seule....

             Je meurs

 

Où que je sois,

                        Tu  me ressens 

 

Personne, d’autre que toi, ne tapote mes yeux 

Et n’endure le poids de ma rébellion

 

Les parents, proches ou lointains, s’épuisent, disparaissent, s’absentent, abandonnent, se lassent, trahissent,  meurent….

 

Leurs paroles

                 sont

                       castrées

                                    et eux sont

                                                     violés

 

Je t’ai porté dans mes doigts, mon coeur, mes yeux, mes sources, mes champs, et mes larmes

Pour que tu m'enveloppes et  me recouvres comme une ombre

 

   Oh ! Eternité,

                           Infini…  

                                          Destin indulgent…

 

                                                                   Cruelle trahison….

 

 

Sois un tendre et doux  torrent sur mon chemin !

Mélange ton nectar à celui de la mer et de la terre 

Te voilà le dessein qui m’emporte malgré les soupirs 

Tu  donnes, malgré mes erreurs, de meilleurs temps à mes temps…

Comme je rêve d’une vie meilleure et à un univers plus pur !

Oh…toi…quand je suis  accusée,

Je ne suis plus moi mais… mon sosie

Calme, comme une cigale ayant chanté durant les saisons chaudes,

Soumise  et obéissante à son maitre comme une offrande

 

Oh… ! Toi … ! Quand  tu appelles l’âme agonisant 

Oh ! Vous qui  avez servi à ma vie le verre de la séparation 

 

 Dans mon orteil droit, l’issue de l’âme quittant du corps

Et dans mon orteil gauche, l’issue de l’âme quittant cette vie !

Oh !       Mon  exil

                           Tu es lumière… dans les  pièges profonds de la parole

Dans les tréfonds des cavernes corallines

Notre fête est embaumée, gaie et parée de poissons, de rubis,

De coquelicots  marins  et de filles de l’art magique…

 

 

Voila que mon cœur tremble impatient de rencontrer l’horrible invisible

Et voila que deux drapent ma voix !

 

                   Reproduis-toi

                                       oh ! Poésie dans les âmes des futures générations

Oh ! Lointaine patrie 

                                       Vis en paix parmi les pays

Oh ! Deux ombres de l’éternité 

                                      Eclairez … Illuminez 

                                                                     Mon âme qui se déploie dans les mélodies !

 

 

 

-22-07-1995- Au port Kantaoui, le rythme m’a envahi.

-15-08-1995- A khézama, un été automnal, l’odeur de l’herbe mouillée m’enivre !

-08-06-1998- Un matin, la rature suite à la rature, la parole afflue.

 (Kalaa Kébira- Lycée Ali Bourguiba).

  - 02et03-11-1998-  Finirai-je seule ?

   G..O..U..T..T..E………à ……..G..O..U..T..T..E

 

         © 2010 Samia Lamine.

 


 

Ci-dessous le texte original en arabe:

 

 

 

إلى المشعلين

 

حيثما أجدني أمش وحدي

وحدي أحس

أضحك وحدي

 وحدي أبكي

أقرأ وحدي

وحدي أكتب

أهداوحدي

وحدي أغضب

 أمتْ وحدي

حيثما أكنْ تدركني

لا غيرك يربّت على عينيّ

يحمل عبئا ثقيلا لاءاتي

الأقارب والـأباعد يتعبون نيختنقون، يغيبون

يهجرون

يملون ،يخونون، يموتون، يُخصى كلامهم

يُغتصبون

حملتك في أصابعي  قلبي ،عيني ،منابعي ، مزارعي

مدامعي حتى ألبسك تلبسني ظلا

ايها  الابد  الازل ، القدر السهل، الغدر الصعب

ابق سلسا سلسبيلا سيالا سبيلي

فلتخلط رحيقك برحيق البحر  الأرض

ها انت الغرض تحملني رغم آهاتي

تعطيني على حماقاتي اوقاتا اجمل لاوقاتي

 اشتهيني لك دنيا كونا انصع احلى

آه يا حين اكون مشبوها فيّ

لست انا بل شبيهة الهوية

هادئة هدوء صرصار غنىّ طيلة فصول ساخنة

مطواعا ارتخى لسيّده قربانا

آه ..يا ..حين تنادي النفسُ... سقياها

يا سقاة العمر من كأس الفراق

في إصبع ساقي اليمنى مخرج الروح من الجسد

في إصبع ساقي اليسرى مخرج الروح من الدنيا

 يا غربتي

.أنت ضياء في قاع فخاخ الكلام

في فجاج الكهوف لمرجانية

يكون حفلنا أريجا بهيجا ، بهياّ بالحوت بالياقوت

بنبات الأقحوان البحري وبنات الفن السحري

ها بدأ القلب يرتجف للقاء الغيب الرّهيب

ها صوتي يلتحف باثنين

تناسخْ أيها الشعر في أرواح القادمين

أيها الوطن البعيد عش أمينا في البلدان

يا ظلّلي ْالخلود اشعلا النور ...أشعلا النور

على روحي الرقراقة في الألحان

 

نفيسة التريكي

 

 

الديوان الثاني: سراج القلب ص197/198/199

22/7/1995بمرسى القنطاوي ...بدأني الإيقاع ذات قيلولة

1/8/8/1996خزامى ذات صيف ِخريفٍ والماء يفوح من الزرع

5/6/1998شطب...وشطب لأقول القول أكثف ..القلعة الكبرى بمعهد علي بورقيبة *صباحا*

*2*3*11//1999هل أنتهي وحدي ؟ 

ق...ط...ر...ه...ق...ط...ر...ه


 

Ci-dessous une copie du texte (p 197-198-199) extrait

du recueil "Cierge du coeur" de Néfissa triki

flambeaux1flambeaux2

Par Samia Lamine - Publié dans : Poèmes traduits. - Communauté : Gros plan sur la poésie - Ecrire un commentaire
Mardi 15 juin 2010 2 15 /06 /Juin /2010 19:08

 

 

 

 

 

 

 

 

senoar.jpg

 

 

 

 

 

 VOYAGE DANS LE TOURMENT…TOURMENT DANS LES SPHERES.

 

 

… Voilà… mon corps...

Il  échappe

Comme une fourmilière de poupées

Uniformes…

Comme un enfant armé de sa pensée…

Comme toi

Oh fille du baydar ***

Comme moi…

 

Avec deux paumes qui se sont lavées…

A l’orée du soleil

Je protège

Les fœtus du baydar

Contre un ciel…

Qui se nourrit de la poche de nos ongles

Un ciel désœuvré comme les profondeurs de la terre de la demeure

Un ciel qui raille les ancêtres

Qui ont bu les tasses de la création…

 

Tu  étais...tellement seul…

Et le temps était tellement bébé 

Que… tu poursuis l’ombre de ton nuage

Mais … les nuages… étaient-ils morts…

Pour qu’ils soient étendus sur un sabot qui lèche l’odeur de la pluie ?

 

Oh…mon corps visage de la bourbe…

Les cendres de la nuit ne tissent pas

De drap en eau sur l’épaule

De l’aube…

 

Et moi… Là bas…

Je n’ai que le hennissement du baydar… pour compagnon…

 

S’il y a… quelque chose… qui vous dérange…dans le texte…

Il y a … quelque chose… qui dérange… la mémoire…

 

Un enfant… tourmenté…. cultive la pensée

Dans le vacarme du tourment…

Pour un grain de boue qui s’entraine à l’envol…

Un grain de boue…  Qui a la taille de l’odeur des pommes…

Un grain de boue… rassuré  par sa pensée…

A l’ombre d’un oiseau…

Qui s’est purifié grâce au legs du blé du baydar…

 

Il y a ….de l’eau calcifiée dans la mémoire

Et il y a …quelque chose …qui nous  tourmente…

 

Oh dieu embryon…

Ton ciel…mord la taille de notre herbe

Et les navires égarés dans les vagues

Parient… la direction de leur marin…

 

Les chevaux sont calmes  .  .  .

Et l’enfant armé de sa pensée

Enflamme l’ombre de l’eau……..

Et l’eau…est l’écho… de la voix de la fille du baydar qui…

Pendant  l’agonie des nuages

Tisse  l  'invisible avec la pluie

 

Et moi…échappant à mon tourment

Je puise chez les ancêtres

Un oiseau…un enfant… une pensée…

Ainsi…nous désagrégerons les nuages bâtards

Du blanc de l’embryon

Puis, nous inculquerons…les détails de nos visages

Aux enfants de craie qui nous suivront

Afin que nous voyions…

Le sourire du baydar… comme un fœtus

Sur nos genoux…

 

Oh…  Oh …fille du baydar

Avant l’embrasement du dernier matin

Nous  transformerons notre corps en vent

Nous arracherons des profondeurs de la terre de la demeure

Un ciel…qui discute avec deux amants

Le voyage dans le tourment …

Le tourment dans les sphères…

 

Et moi… me voila…là… Je me sens mal…

Mais… avide de voir un matin reporté

Pour un soir qui nous a dépassés depuis un instant…

 

Les chevaux… pareils aux palmiers…

Et les palmiers … sont inclinés… égarés…

 

Des chevaux pour nous… et un jour contre nous…

 

Pour nos doigts pas de pensée à traire

Et pas de chamelle…née en fin de soirée pour nous aimer

Et pas d’élites à l’ombre d’un palmier

Et notre inclination… diffère de la leur …

Ils ont l’art de chercher la bénédiction de l’orient

Et vous…vous pouvez vous désorienter de l’orient…

 

Je me sens mal…

Mais… je ne navigue jamais d’une ombre vers une autre

J’ouvre au vent… les dictionnaires de ma langue

Mais il refuse d’y entrer

De peur que je ne le préoccupe…

Et   moi… je ne suis point préoccupé…

 

Autrefois…

Le baydar avait l’odeur du pain

Et celle que dégageait…notre rêve…

Autrefois,…

Ma grand-mère…tissait le soleil sur ses joues…

Et rougissait à distance tant elle était timide….

Nous, nous étions préoccupés par les chevaux

Autant qu’elle l’était par nous…

Nous…nous ne subtilisions pas d’allée… Ni

Cueillions des nuages… pas à nous…

L’eau était le visiteur du baydar

Et l’enfant… vert… avait quarante ans…

 

La boue nous la connaissons… et elle nous connaît

Elle nous conçoit dans la joie du baydar

Et nous  la concevons dans notre rêve…

 

Un corps qui surprend la terre

Quand il échappe au tourment…

 

Le baydar a fermé

La porte de son exil …pour… s’endormir

Un peu…et quand… il reviendra d’un voyage

Et quand il sera à mi chemin……..

Comme j’aimerais….

Qu’il finisse son voyage dans

Le mien… Alors, je fêterai le grain

De boue que j’aurai préparé à l’envol…

 

Toi, le baydar…………

Un enfant armé de sa pensée………..

Et moi……………

 

S’il y a… quelque chose qui les tourmente

Il y a….de l’eau… qui se tisse

Sur les épaules du baydar

Afin  que l’enfant se purifie

Du vacarme du tourment….

……………………………..

……………………………

Du tourment dans les sphères…

 

 

 

*** Baydar: champ de battage de blé

  r

  

Samia Lamine©2010

 

 

 

Poème de FAWZI AMMAR traduit de l’arabe par SAMIA LAMINE.

 

 

  CI-DESSOUS LE POEME DE FAWZI AMMAR DANS SA VERSION ORIGINALE EN ARABE:

 

 

 

 

 

رحلة في القلق.... قلق في الدوائر....

 

 

 

...ها....جسدي....

ينفلت...

كعرائس نمل

أحادية الشّكل...

كطفل مدجّج بفكرته...

كأنت يا ابنة البيدر

كأنا...

بكفّين اغتسلتا

عند مشارف الشّمس

أخبئ...

أجنّة البيدر

عن سماء...

تقتات من جيب أصابعنا

سماء عاطلة... كجوف تراب البيت

تستهزئ بأسلاف

شربوا فناجين الخلق

كم... كنت بمفردك...

وكم... كان الوقت رضيعا

كي ... تقتفي ظل غيمتك

و هل...كان الغيم قتيلا...

ليسجّى على حافر يلعق رائحة المطر

يا... جسدي وجه  الحمإِ

رماد اللّيل لا ينسج

شرشف ماء فوق كتف

الفجر...

و أنا... يصحبنيي صهيل البيدر...ها... هنا...

إن... ثمّة... ما... يقلقكم... في النصّ

ثمّة... ما... يقلق الذّاكرة

طفل... على شفا مضض

يستنبت الفكرة...

من... ضجيج القلق…

لحبّة طين... تتدرّب على الطيران

حبّة طين

 بحجم.......

رائحة التفّاح تستأنس

بفكرته... تحت ظل طائر

اغتسل بميراث قمح البيدر

ثمّة..... ما...ء... تكلس في الذّاكرة

و ثمّة... ما... يقلقنا

أيّها الرّبّ الجنين...

سماؤك... تقضم خصر عشبنا

و المراكب في اغتراب الموج

 تقامر... وجهة بحارها

يا... يا... ابنة البيدر

قبل احتراق الصّباح الأخير

نشكّل الجسد ريحا

تقتلع من جوف تراب البيت

سماء... تجادل عاشقين

رحلة في القلق...

قلق في الدوائر...

و أنا...ها هنا...

 لست على ما يرام

لكنّني استعجل صباحا تأخّر

لمساء تجاوزنا قبل حين

الخيل...

 أشبه بالنّخيل...

و النّخل...

مائل في اغتراب...

خيل.... لنا ويوم.... علينا

لا فكرة..... للأصابع نحلبها

و لا ناقة..... تولد في الهزيع تألفنا

و لا نخبة..... تستظلّ بنخلة

و لا...... في انحنائنا.... كانحنائهم

لهم..... فن التبرّك بالشرق

و لكم.... أن تستشرقوا عن الشّرق

لست على ما يرام...

لكنّني... لا أبحر من ظلّ إلى ظلّ

افتح للّريح... معاجم لغتي

فتأبى الدّخول

مخافة انشغالها بي...

و أنا... لست منشغلا...

قديما...

كان البيدر برائحة الخبز

و ما... تسرّب من حلمنا

جدّتي....

 تحيك الشّمس على خدّها

وتستحي... على بعد ميل

كان انشغالنا بالخيل...

كانشغالها بنا...

لا نسترق ممرّا... و لا...

نقطف غيمة ليست لنا

كان الماء زائر البيدر

و كان الطّفل أخضر الأربعين

الطين نعرفه... يعرفنا

يشكّلنا من فرح البيدر

نشكّله في حلمنا...

جسدا يفاجئ الأرض...

حين ينفلت عن القلق

اقفل البيدر...

باب... غر... بته...لينام

قليلا حين يعود من سفر

استقطع نصفه...

و ما أحوجني...

أن يستكمل السّفر في

 سفري... فأحتفل بحبة

طين درّبتها على الطيران

ابنة البيدر...........

طفل مدجّج بفكرته...........

و أنا.............

ان ثمّة... ما ...يقلقهم

ثمّة... ما...ء... ينسج

فوق كتف البيدر

ليغتسل الطّفل

من ضجيج القلق

 

…………….

…………….

 

قلق في الدوائر...                                                                                                          

 

 

 

Par Samia Lamine - Publié dans : Poèmes traduits. - Communauté : Île des Poètes Immortelles - Ecrire un commentaire
Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /Nov /2009 08:40

 

 

AL QODS, VILLE DE LA PRIERE.


  Pour toi, oh ville de la prière, je prie.

Pour toi, oh ! Beauté des habitations

Oh ! fleur des villes ! Oh ! Qods!

Oh ! Ville de la prière ! Je prie !

Nos yeux, vers toi, voyagent chaque jour,

Se promènent dans les arcades des temples,

Embrassent  les anciennes églises,

Et essuient la tristesse des mosquées.

 

Oh ! Nuit de l’isara * !                                              

Oh ! Toi voie de ceux qui sont passés dans les cieux !

Nos yeux, vers toi, voyagent, chaque jour.

Et moi… je prie !

   

L’enfant est dans la grotte

Avec sa mère Mariam,*     

Deux visages qui pleurent.

Ils pleurent…

Ceux qui errent

Les enfants sans maisons…

     Ceux qui ont combattu et sont tombés martyrs aux portes

Et devient martyre la paix.

Dans la patrie de la paix.

Et la justice tombe aux portes!

 

      Et quand a chu la ville d’Al Qods

L’amour a régressé.

Et, dans le cœur du monde la guerre s’est implantée.

 

La colère flamboyante va arriver

    Et moi… je suis toute de foi.

La colère flamboyante va arriver

Je dépasserai  toutes les peines.

Par  tous les chemins, elle va arriver.

Avec les chevaux  d’épouvante, elle va arriver

Comme le visage du Dieu qui submerge

     La porte de notre ville ne sera pas fermée

Et moi… je vais prier

Je frapperai aux portes.

Et j’ouvrirai les portes.

Et, tu laveras oh ! Fleuve de la Jordanie

      Mon visage avec des eaux sacrées

Et tu effaceras, oh ! Fleuve de la Jordanie

Les traces du pied de la barbarie.

 

La colère flamboyante va arriver

Avec les chevaux de la frayeur, va arriver

Et ils vaincront le visage de la force !

 

La maison est à nous !

Et Al Qods est à nous !

Et avec nos mains, nous rétablirons la splendeur d’AL Qods !

         Et avec nos mains, à AL Qods la paix !

Au qods, la paix ! à Al Qods, la paix !

Au qods, la paix va arriver … va arriver…arriver !

 

* ISRAA : mot arabe désignant le voyage nocturne du prophète Mohammed entre La Mecque et Al Qods (Jérusalem) puis d’Al Qods VERS les cieux (ascension).


Traduite de l’arabe par : SAMIA LAMINE . ( AOUT 2006) 

    

 

      Chanson écrite et mise en musique par les frères RAHABANI et chantée par FEYROUZ.



Pour écouter la chanson et lire le texte original en arabe, cliquer le lien ci-dessous :
  


Fayrouz/ RAHABBANI: Zahrat-Elmadaaen OU Madinat assalat. ( LA ROSE DES VILLES ou LA VILLE DE LA PRIERE.)

Par Samia Lamine - Publié dans : Poèmes traduits. - Communauté : Île des Poètes Immortelles - Ecrire un commentaire
Mercredi 11 mars 2009 3 11 /03 /Mars /2009 15:05



TON BUSTE. / صدرك. (Poème traduit de l’arabe)


A tous les coeurs arabes et musulmans et à toute l’humanité qui combat pour la liberté.




***
Oh ! Grandeur de celui qui a insufflé l’amour et sa folie
A celles qui ont aimé faisant mystère d’un secret
Et ont enduré et refoulé la vie, toute leur vie
Quand, soudain,
Elles ont vu, ruisselant de parfum, une dense forêt !
***

Oh grandeur de celui qui t’a donné la meilleure semence à semer !
Mes yeux troublés, éblouis, se sont dévoilés.
Et …
De ma passion, l’Aube a parlé.


***

Comme les fourmis se mouvant sur ton cœur frémissant,
Comme la nuit embrumée,
Comme l’amour pur
Comme l’égarement au milieu des vagues… ou avec mes lèvres.
Le murmure de la brise dans une toison si tendre
Guérit.
Extatique … doux
Comme un ivre…comme un amant éperdu
Comme une main frôlant l’épis.
Tu es à moi.
Oh ! Mon espoir … Oh ! Rêve de mon sang…
Dans les profondeurs de ton buste fécond,
Oh ! Mes collines…Oh ! Ma patrie,
La procréation de notre Nation
Mon rendez-vous avec l’univers …
MA continuation…
Mon astre...
Et mon coeur.


***


Samia Lamine© 2008



TRADUIT PAR SAMIA LAMINE. avec l’accord ET l’assistance de la poétesse NEFISSA TRIKI. (Avril 2007)


Poème extrait du recueil « ASTRE DU CŒUR » et écrit par NEFISSA TRIKI en 1995, revu en 1998 et 2000 à Sousse- TUNISIE.


............................................

 

 

 



صدرك



إلى القلوب العربيّة والإسلامية و الإنسانية
المقاتلة من أجل الحريةّ
***



 

 

جلّ من أورث العشق جنونا
في اللّواتي أحببن سّرا فسرّا
فتعذّبن بكتم العمر عمرا
ْإذ
رأين غابة ملتفّة تقطر عطرا
***


جلّ من أعطاك خير الزّرع بذرا
العين منّي حيّر جهرا فجهرا
أنطق في وجدي منّي فجرا
***


كالنّمل يسري
على خافقك المرتجف
كاللّيل النّديّ
كالحبّ الصفيّ
كضياع في موج... أو بفي
وشوشة نسيمات
في زغب طريّ
يشفي

طِربٍ... مرهف
كالثّمل... كالولهان
كيد في ملمس للسّنبل
لي
يا أملي ... يا حلم دمي
في باطن صدرك المِولاد
وهادي
بلادي
نسل أمّتنا
ميعادي مع الكون
امتدادي
سراجي
وودادي
***

 


نفيسة التريكي  1995-1998 21/05/- 2000 –تونس- سوسة

Par Samia Lamine - Publié dans : Poèmes traduits. - Communauté : Île des Poètes Immortelles - Ecrire un commentaire
Dimanche 1 mars 2009 7 01 /03 /Mars /2009 19:20

http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/02/Dictateurs-arabes-e1298713831941.gif



AUX tyrans DU MONDE.

          



Eh ! Toi l’injuste tyran/
Ami de l’obscurité, ennemi de la vie !

Tu as dédaigné les gémissements d’un peuple faible/
Tandis que tes mains sont teintées de son sang !

Voilà que tu altères la magie de l’univers/
Et tu sèmes les épines de la peine sur ses collines.

***

Patience! Que tu ne sois pas trompé par le printemps,/
La clarté de l’espace et l’éclat du matin ;

Dans le vaste horizon, il y a l’horreur des ténèbres,/
Le grondement du tonnerre et les bourrasques de vent.

Prends garde ! Sous les cendres, couve le feu ardent!/
Et celui qui sème les épines, récolte les blessures.

***

 

Contemple ! Là-bas, partout où tu as fauché/

 Les têtes d’hommes et les fleurs de l’espoir

 

Et tu as arrosé de sang le coeur de la terre /

Et tu l’as abreuvé de larmes tant qu’il s’en est soûlé.

 

Le torrent, le torrent de sang t’emportera/

Et te dévorera l’orage embrasé !       

                                                        

Poème de Abou Kacem CHEBBI.  (1934) traduit de l'arabe par Samia Lamine 

 

                Dans ce poème prophétique écrit en 1934, le jeune poète s’adresse, sur un ton oratoire, au colonisateur, lui rappelle ses crimes contre le peuple tunisien opprimé par son despotisme, le menace et prédit la révolte contre sa tyrannie. Le titre qui au pluriel  pourrait laissé signifier que le poète évoque tous les colonisateurs en Afrique et Asie.

     MAIS, le mot colonisateur n’est pas prononcé dans le poème ce qui lui donne un caractère général d’où son actualité et sa célébrité.

 

       En effet, en 2002, durant la seconde Intifada, la chanteuse tunisienne Latifa Arfaoui chante le poème en le dédiant à Ariel Sharon et George W. Bush.

 

 

Ci-joint la version originale en arabe:

                                                          

الى طغاة العالم.

 

 

ألا أيها الظَّالمُ المستبدُ حَبيبُ الظَّلامِ، عَدوُّ الحياهْ
سَخَرْتَ بأنّاتِ شَعْبٍ ضَعيفٍ وكفُّكَ مخضوبة ُ من دِماهُ
وَسِرْتَ تُشَوِّه سِحْرَ الوجودِ وتبذرُ شوكَ الأسى في رُباهُ
رُوَيدَكَ! لا يخدعنْك الربيعُ وصحوُ الفَضاءِ، وضوءُ الصباحْ
ففي الأفُق الرحب هولُ الظلام وقصفُ الرُّعودِ، وعَصْفُ الرِّياحْ
حذارِ! فتحت الرّمادِ اللهيبُ ومَن يَبْذُرِ الشَّوكَ يَجْنِ الجراحْ
تأملْ! هنالِكَ.. أنّى حَصَدْتَ رؤوسَ الورى ، وزهورَ الأمَلْ
ورَوَيَّت بالدَّم قَلْبَ التُّرابِ وأشْربتَه الدَّمعَ، حتَّى ثَمِلْ
سيجرفُكَ السيلُ، سيلُ الدماء ويأكلُك العاصفُ المشتعِلْ
Par Samia Lamine - Publié dans : Poèmes traduits. - Communauté : Afrique et moyen orient. - Ecrire un commentaire
Samedi 28 février 2009 6 28 /02 /Fév /2009 20:54

La Tunisie fête, depuis le 24 Février jusqu'au mois d'octobre, le centenaire du poète nationaliste tunisien Abou Kacem Chabbi(1909/1934).

A ma façon, je participe aux activités qui rendent hommage au poète célèbre pour son romantisme, son amour pour la nature, son engagement et son renouveau de la poésie classique arabe.

 

  • L’imagination poétique chez les Arabes (1929)
  • La volonté de vivre (1933)
  • ela toghat al aalim- ( A tous les tyrans) (1934)
  • Les chants de la vie (1955)
  • Journal (1965)


ان هذة الحياة قيتارة الله.


 

إن هذه الحياة َ قيثارة ُ الله،

وَأَهْلُ الحَيَاة ِ مِثْلُ اللُّحُونِ

نَغَمٌ يَسْتَبي المشاعر كالسحرِ،

وصوتٌ يُخلُّ بالتَّلحينِ

            
        أبو القاسم الشاب


CETTE VIE EST LA GUITARE DE DIEU.

 


Cette vie est la guitare de Dieu

Et ses créatures sont comme les mélodies

Un air qui séduit les sensations comme la magie

Et une voix enivrée par la composition.


 (Traduit par Samia Lamine)
 

                                                                                                                         

 Samia Lamine © 2009

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